L'univers d'une "épicurieuse"

26 mai 2015

Rendez-vous

Sitôt finit une dure journée de labeur, je filerai prendre la chambre que j'aurais prealablement réservée afin de nous retrouver. je vous en enverrai le numéro par SMS.

Je mettrai une bouteille de champagne au frais, je déposerai des coupes et quelques gourmandises sur la table de nuit -je sais recevoir-.

 

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J'apporterai quelques accessoires en ma possesion pour égayer nos jeux. Je n'ai rien contre que vous apportiez les vôtres, la nouveauté peut en ajouter au plaisir.

Je prendrai quelques instants à me rafraichir pour effacer les aléas du quotidien et ne laisser apparaître que l'effluve naturelle de mon excitation montante.

Je quitterai mon costume civil pour passer une tenue plus équivoque. Je souhaite porter un délicat tanga : j'ai envie que vous le fassiez glisser le long de mes cuisses pour me lécher déjà trempée d'excitation...

 

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Sympathique peinture de l'artiste Jeanne Lorioz

Il ne me restera plus qu'à surveiller fébrilement le tintement de la porte.

 

J'attends votre date....

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05 mai 2015

Des bulles dans la tête

Profiter d'un saut dans ma Champagne natale pour revoir un ami d'enfance qui me demandait depuis looooongtemps (merci les réseaux sociaux) de passer lui faire un p'tit coucou dans ses coteaux de vignes.
Accepter le déjeuner en toute simplicité et se retrouver dans une petite auberge de la côte des Bars. Une cuisine familiale goûteuse et généreuse, un rosé des Riceys et nous voilà à retracer la vingtaine d'années qui nous sépare du lycée.
Je l'avais laissé la petite vingtaine maladroite et hasardeuse, je le retrouve la petite quarantaine burinée par le travail de la terre, des tempes grisonnantes du meilleur effet, des mains rugueuses attaquant le sauté de dinde avec l'appétit féroce de celui qui en veut toujours plus. Il garde la verve qui m'amusait jadis et l'intelligence qui lui a permis de relancer la production de champagne familiale.
Il me parle de son mariage, raté, de ses enfants, un peu, de ses terres, à n'en plus finir. Je réalise ô combien ces terres où sont plongées mes propres racines, me manquent terriblement dans ma fuite nordiste pour échapper aux branches pourries qui y ont poussées. Je ne me lasse pas de l'entendre parler des plantations, des récoltes, des maladies qui ont dévasté un temps une partie de ces vignes au luxueux nectar, des moyens de production biologique (lui, il sait me parler), de sa vision des choses et de l'avenir.
"Tu as un peu de temps? Je t'emmène visiter les caves! Tu dois faire un peu de dégustation! J'suis sûre que ton avis sera intéressant!".
A cet instant précis, je m'interroge sur ce qui m'a poussé à revenir ici, sur ce qui l'a poussé à me faire venir, insistance augmenté à mesure que son divorce arrivait à son terme.
La visite privée, ponctuée de dégustations régulières, dans l'atmosphère si particulière des caves champenoises, me grise légèrement. Il me fait humer les parfums, observer les bulles, refléter les effluves... Il me conseille de fermer les yeux pour savourer la précieuse liqueur. Je m'exécute, me laissant ainsi guider par mes autres sens. Le goût où les parfums s'exhalent sous les fines bulles. L'odorat où viennent se mêler au champagne, ce qu'émane mon comparse... Je suis troublée mais je m'empêche d'ouvrir les yeux de crainte de rompre le charme... Le toucher, lorsqu'il approche la bouteille de ma coupe, effleure ma main, souffle le nom du cépage à mon oreille... Je vibre de tout mon corps et sens mon bas ventre s'échauffer...
J'ouvre brutalement les yeux alors qu'il s'éloigne vers la sortie m'invitant en riant à passer une commande à l'accueil.
Je ne sais pas ce qu'il l'a poussé à me faire venir, mais je sais, au fond, ce qui m'a poussé à y aller...

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16 avril 2015

Et si je râlais un peu? après tout, suis une nana et française de surcroît, je devrais exceller... Clichés quand tu nous tiens

Il y a peu, à la défaveur d'une période de ma vie un peu merdique, j'ai découvert Drop dead diva à la télé (je sais, la série n'est pas récente, mais j'avais d'autre priorité avant. Mais ça, c'etait avant... Nan, mais j'ai quand même encore d'autres priorité, 'faut pas abuser). Et je me dis : "sympa cette série où l'héroïne est une vraie ronde (et plutôt mignonne de surcroît)."

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Alors oui, je les entends les dissidents critiquer le côté démago de ce genre de série. Celles et ceux qui vont en decoudre à tord et à travers en expiant que ce n'est pas ainsi qu'on va améliorer la cause de l'obésité (du blanc, du noir, du beur, de petit, du grand, du blond -pardon, de la blonde-, du roux, du brun à forte poitrine etc....). Ca râle, et ça ne fait pas grand chose pour faire avancer le schmilblick. C'est comme les magazines féminins qui font leur chou gras des spéciales régimes pour être "parfaite" afin  de se faire pâmer de jalousies les autres nanas en monokini sur la plage cet été. Et qui vont faire une fois par an faire un spécial ronde, pour se donner bonne conscience. Je l'avoue humblement, j'ai fait partit de ces râleurs qui en voulaient à la terre entière. Maintenant, je me dis, au moins, ils l'ont fait. Et cette série, elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'exister. C'est déjà ça. Et si ça peut permettre à des jeunes filles ou femmes de se projeter sur l'heroine, d'en rêver et d'assumer ce corps qu'elles n'ont jamais voulu, et bah tant mieux.

Nan parce que, petit apparté, celui ou celle qui pense qu'on est rond par choix ou -pire- par manque de volonté (la preuve en est, aucun effort pour maigrir), je lui explose la tête. Je préfère être brève sur cette question, parce que si je développe, ça va prendre trois plombe et je vais encore m'énerver (et c'est pas bon pour les artères).

Donc, où en étais-je? Ah! Oui! Drop Dead Diva. La jolie brune pulpeuse. Le concept : le cliché de la blonde plantureuse totalement nunuche qui se réincarne dans une grosse brune, intello (forcément). Mouais, ils partent sur un cliché très primaire pour en tordre le coup. Ok.

Sauf que là, je découvre son amoureux dans la série et que vois-je? Ce n'est ni un Brad Pitt, ni un Hugh Grant -puisqu'on est dans les clichés- ou (mieux) Colin Firth. Non, non, non!!! C'est un grand très très costaud, mais pas de muscles, non! Non! Non! Un grand costaud, très très rond!!! Et BLAM!! Remballez toutes les tentatives de tordre le coup au cliché. Parce que ce cliché là, j'vais pas vous dire, que c'est le pire, mais presque.

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Je m'adresse à toi, jeune fille post-pubert et plantureuse jeune femme en devenir, mais qui ne le sait pas encore et qui se bat dans un corps adolescent déjà assez difficile à mouvoir et qu'il te faut accepter. Toi qui essaie de te faire une raison que, certe tu n'es pas une de ces magnifique mannequin en taille 34, mais que tu peux être belle quand même. Regarde, une série comme Drop dead Diva te le dit. Et bien toi qui essaie de te valoriser par tous les moyens dans ce monde gangrèné de haine et de jugement, que les choses soient bien claires : tu remballes tes rêves de prince charmant. Tu oublies ton trip à la Christian Grey en 50 nuances... Les jeunes filles bien sous tout rapport comme toi épousent des mecs bien sous tout rapport mais qui ont ton physique (Et inversement pour les mecs, cela va de soit). Et oui. Les blancs avec les blancs, les noirs avec les noirs, les catho avec les catho et le monde sera parfait!

 

 

... Pardon, j'étais partie vomir...

 

 

 

Heureusement, il y a eut Grey's Anatomy. Et il y a eut la folle histoire de cul entre le docteur Torrez (alias Sara Ramirez)

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Et le docteur Love (alias Eric Dane)

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 Et qu'est que ça fait du bien!!!

Grey's Anatomy nous sauvera tous! Amen

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11 février 2015

Pourquoi je n'irai pas voir cinquante nuances de Grey

 

Hep! Hep! Hep! Je tiens à souligner car le fait est suffisamment rare pour l'être, que je sors un article pile-poil raccord avec la date de sortie du film dont je fais mention!!! Hey! Bien! Non?

Bon, qu'est-ce que je voulais dire de beau et de super enrichissant et qui va changer votre vie? Ah! Oui! Et bien, je voulais donner mon point de vue, une fois n'est pas coutume, sur ce chef-d'oeuvre du 7eme art qu'est 50 nuances de Grey.

Alors, non, je n'irai pas le voir car :


1/ je n'ai pas lu le livre. Question de principe et de respect de l'écrivain. Je lis d'abord le livre et ensuite je vais voir le film, et suis toujours au mieux frustrée au pire déçue. Je ne suis pas allée voir "la liste de mes envies" au ciné, parce sue j'ai bien aimé le livre, simple, léger, bien écrit, second roman de l'auteur, il en garde la fraîcheur. Il a eut un beau succès, et voilà ce qui m'amène à la seconde raison.


2/ parce que la flemme phénoménale qu'a l'industrie cinématographique de faire le jackpot sans se fouler le petit doigt pour écrire une véritable histoire originale, ça m'agaaaaace!!! C'est pénible cette manie qui n'a d'autre but -non pas de rendre accessible un succès littéraire à tout les illettrés de la terre- mais de se faire de l'argent facile... Pfff....


3/ je ne lirai pas le livre... Non pas que ça ne m'a pas effleuré l'esprit... Bon, ok, j'avoue, j'ai lu en diagonal les deux premiers chapitres chez une copine -toute fière de me dire que ça lui avait redonné envie de lire... lol Hélène, ma belle Hélène, tu ne liras probablement jamais ce blog, mais sache que je t'aime, ma poule ;-) Bref, cette lecture m'a laaaargement suffit pour comprendre qu'il s'agit avant tout d'un roman d'amour à l'eau de rose avec tout ce qu'il faut d'une point de cul pour faire vibrer ce qu'il reste de cortex cérébral relié à une poussière d'excitation sexuelle à la ménagère de moins de 50 ans faisant son devoir conjugal hebdomadaire dans le noir...

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Bref, nan, je veux une vraie histoire de cul, avec du SM, du BDSM, ou sans -à voir- une histoire avec autre chose qu'une mièvre naïve pauvre qui tombe comme de par hasard sur un mystérieux et ténébreux type avec de l'oseille qui lui sort jusque par les oreilles et qui part dans des chemins de traverse par amour. Une histoire où la femme saurait ce qu'elle veut, l'assumerait et tomberait sur un homme pour lui tenir tête, ça pourrait être pimenté! C'est bon, les contes de fées sauce Arlequin carré blanc, ça va bien 5 minutes. Osons! Que diable!!! Osons!!! Mon petit doigt me dit que ça pourrait avoir un certain succès ;-)

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22 janvier 2015

Solitaire

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Une fois le tourbillon de la journée enfin apaisé, le soir couchant entraine avec lui les contraintes quotidienne. Il n'y a pas meilleur moment pour se glisser dans un bon bain chaud et moussant.


Dans le calme de la salle de bain, tout juste bercée de la lumière de la civilisation extérieure et aux doux reflets de quelques bougies éparses, seul le clapotis de l'eau vient perturber la quiétude de l'instant.


Les doigts enserrant un doux savon qui glisse le long de la peau sur la nuque, sur le coup. Le savon fait le tour d'un sein, puis de l'autre. Il court sur le haut puis le bas ventre, atteint le pubis et s'échappe sous l'action de l'eau entre les doigts.
En atteignant cette zone, ces doigts veulent continuer, se perdre dans l'épaisse toison...


La nuque part en avant, la tête bascule en arrière pour se poser sur le dossier de la baignoire.
Les yeux se ferment pour concentrer les sens sur le toucher.
Uniquement le toucher, explorant des zones très sensibles, faisant monter le désir, libérant le plaisir.


Les doigts qui, dans de langoureux va-et-vient effleurent avec gourmandise la commissure des lèvres, titillant le précieux bouton...


Les allées-venues s'accentuent, les hanches se cambrent, le bassin s'écarte. Plus rien ne compte que le toucher... La respiration s'accélère, devient haletante, les soupirs de plaisirs deviennent des gémissements contenus d'un extase laminaire étouffé pour ne pas perturber le calme nocturne.

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12 décembre 2014

Invitation

Comme une invitation à venir me serrer contre ton dos, t'enlacer pour caresser ton torse vibrant de désir. 

Comme une invitation à poser mes lèvres sur ta nuque, à les faire glisser sensuellement sur tes épaules, tes homoplates.

Comme une invitation à glisser ma main vers ton bas-ventre et me saisir de ton membre déjà ferme et dresser.

Comme une invitation à glisser mon autre main dans la fente de tes fesses, jouer de mes doigts autour de ton anus.

Comme une invitation à y pénétrer délicatement, sentir l'humide douceur de ton entre, te sentir vibrer de ton plaisir grandissant.

Comme une invitation à dénouer tes rubans pour libérer l'entrave de notre désir...

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Le propriétaire de ce... De ces... Et ces... Hummm... Tient un blog ici

 

 

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10 novembre 2014

Jamais le 1er soir!



Avoir un nouvel amant suit grosso-modo le même rituel. Pour moi, chaque nouvelle aventure débute généralement par un échange autour d'un déjeuner, quelque fois d'un café.
Cette fois, je ne déroge pas à la règle et une belle journée en ville me rend particulièrement légère et futile. Nous nous sommes donnés rendez-vous dans un restaurant au décor légèrement baroque, à l'intérieur relativement sombre et confiné, mais qui possède un magnifique jardin surchargé d'arbres et de plantes étouffant ainsi le bruit des moteurs encombrant la cité surpeuplée.
Nous prenons le temps de nous découvrir un peu plus que par simple échange internet. Le temps d'associer une voix à un visage, une personnalité à un tempérament électronique.
A deux ou trois exceptions près, je préfère toujours en rester là de ce premier contact. Non que je sois vieille France, je n'ai rien d'une sainte ni d'une prude, je suis une indécrottable cérébrale qui aime fantasmer du jeu de séduction qui se produit à ce moment-là. Le souvenir de sa voix, de son visage, de ses mains, rend encore plus désirable la prochaine rencontre, fut-elle la dernière.
Aussi je profite au maximum du repas pour enregistrer le moindre détail, la moindre petite fantaisie, que je garderai précieusement jusqu'a notre prochaine rencontre, pour en prendre toute l'essence et en exulter les sens.
L'heure de nous quitter approchant à grand pas, je m'excuse un instant de mon complice, pour aller me "repoudrer le nez".
Alors que je me penche sur le lavabo pour atteindre le savon, j'entends une personne rejoindre le lieu. Je vois apparaître mon convive dans la pièce. Je lui adresse un regard interrogateur auquel il répondra en se collant et m'enlaçant contre mon dos. Prenant mon cou d'une main, il fait basculer ma tête sur le côté afin de m'embrassant sensuellement. Agréablement surprise par la situation, je me laisse porter par ces quelques instants venus agrémenter la fin d'un agréable déjeuner. Lorsque, ne cessant de m'embrasser, il fait sauter deux boutons de mon chemisier pour glisser sa main sur ma poitrine, tout se bouscule dans mon esprit : le lieu inadapté, le libre accès où n'importe qui pourrait débarquer d'une seconde à l'autre, l'interdit et sa transgression tellement grisante! 

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Toujours en m'embrassant, jouant de ma poitrine, il va d'une main ferme et décidée sur mon bas-ventre et glisse ses doigts dans mon pantalon. Je ne suis pas sûre de pouvoir résister longtemps. Littéralement enivrée par cet instant totalement fou, je ne suis pas sûre de le vouloir. Je tente un mouvement de protestation soufflant un non sans conviction... Il me regarde dans le reflet du miroir et souffle un si à mon oreille. Lorsque nous entendons des pas atteindre le lieu de notre forfait, il m'attire dans l'une des deux cabines de WC. Prise au dépourvue, certaine de dépasser des limites que je n'assumerai absolument pas, je tente plus fermement cette fois, de le faire revenir à la raison. Il me plaque contre le mur, me colle une main sur la bouche et me soufflant à l'oreille qu'il saura être très discret...

Nous continuons? Me demande-t-il alors. Quelque part rassurée de pouvoir reprendre un peu la main, je n'ai pas le temps de répondre qu'il joue de ses doigts dans ma culotte et m'emmène dans une rapide jouissance. Les secondes s'enchainent sous mon souffle court et saccadé, tout juste perturbés par la personne quittant le cabinet de toilette et ne laissant de sa présence que des pas s'éloignant dans l'escalier. Mon acolyte dessert délicatement son étreinte, me laissant toujours face au mur, reprendre mon souffle.

Alors que je me prépare à ce qu'il passe à une autre étape, il m'annonce qu'il m'attendra et quitte promptement la cabine. Je reste quelques minutes interloquée, les idées et la tenue totalement débraillés. Je prends le temps qu'il faut pour me réajuster et ressortir présentable. Je reviens dans la salle comme après un voyage en terre inconnue. Les serveurs se faufilent entre les tables, les convives parlent et rient sous les tintements des verres et des couverts.

J'ai l'impression d'être entrée dans la 3ème dimension. Je rejoints ma table vide de mon comparse. Je m'assoie et siffle le fond de mon verre en un éclair. Je découvre sur la table que l'addition a été réglée et juste la carte d'un hôtel avec au dos, un numéro de chambre -je présume- griffonné à la main...  

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20 octobre 2014

Se donner une second chance... Ou pas


L'heure est à la réflexion, où lorsqu'un couple proche implose sur fond d'infidélité, on se pose beaucoup de questions et on remet son couple en question.
Car quoiqu'on en dise, quoique dise de superbes blog comme (...), auxquels j'adhère particulièrement, sans parler des sites internet ventant les vertus du partage et de l'ouverture d'esprit, tout ça n'est valable que sur le papier. Cela reste de la théorie, du blabla que certains assurent valider lorsqu'ils sont sondés, mais lorsqu'ils se retrouvent face au fait accomplit, voient leurs belles paroles s'effondrer, tel un château de carte.

Car la fidélité reste un axe majeur de notre société, et l'infidélité de surcroît une insupportable réalité remettant en question l'ordre morale, l'image de soit et de son couple que l'on renvoie aux autres. Sans compter l'image de soit envers soit-même, car en acceptant de faire ma vie avec l'autre (et avec le mariage, c'est encore pire), je passe un contrat tacite d'exclusivité principalement sexuelle (parfois pire encore), ou l'autre m'appartient, m'est exclusif, cela ne peut en être autrement, tout ce qu'il partage ne peut être tourné que vers moi, amour exclusif loin d'être inconditionnel.

Un comportement qui n'est pas sans rappeler le rapport du nourrisson à sa mère nourricière, qui développera de profonde carence voir handicap psycho-sociaux sans ce rapport exclusif.... Vous sentez l'ombre de Freud planer sur cette réflexion? Ce n'est pas qu'une sensation...

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Où commence l'infidélité, me demandez-vous? Là où l'autre se sent bafoué, trahit, trompé... Là où je me suis retrouvée assommée face à un ami arrivé en miette à la maison car son conjoint échangeait des quantités de mails équivoques à un autre depuis plusieurs semaines, à son insu évidemment.
C'est là que les questions affluent dans le cerveau, par centaines, par milliers, s'écrasent dans la boîte crânienne, on en perd en route : peut-on avoir des secrets pour son conjoint? Dans quelle mesure? Avec qui? Pourquoi? Jusqu'où est-ce toléré avec une personne du même sexe? Pourquoi ça ne l'est pas autant avec quelqu'un du sexe opposé? Dans quelle mesure? Peut-on admettre que si la situation n'est pas reconnue comme normale (et on pourrait se poser la question de ce qu'est la normalité?), c'est qu'il y a un truc qui cloche dans son couple? Et que chacun a sa part de responsabilité? Peut-on pardonner? En discuter? Se donner une chance de réfléchir à ce qui s'est passé? Pourquoi pourrait-on plus facilement pardonner un échange de sexto plutôt qu'un échange de fluide corporel?

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Et si l'affaire éclate en public (ce qui a été le cas dans cette histoire) parce que l'échange s'est produit dans le milieu professionnel (je vois vos têtes grimaçantes amis lecteurs, illustrant parfaitement que malgré vos belles philosophies vous savez éperdument que notre société dans son ensemble accepte des mœurs très très restreints...), alors le tribunal populaire est implacable, primale et sordide : "l'accusé" s'est retrouvé condamné et la sentence a été exécuté sans le moindre procès, ni que le-dit accusé n'ai pu donner ne serait-ce que sa version des faits... Pour vous le raconter directement, le conjoint bafoué à informer l'autre conjoint bafoué, lui-même collègue de l'accusé. L'autre conjoint bafoué s'est donc épanché dans sa douleur et son désarroi à tous ses collègues. Et l'accusé initiale s'est retrouvé mis au placard manu-militari : tout le monde quitte la pièce lorsque l'accusé y entre, on l'exclut des déjeuners pris en commun, une collègue a même demandé un changement de poste pour ne plus se retrouver ensemble...
Je me suis retrouvée à épauler cette personne en lui disant que lorsque nos gosses font une bêtise, on les dispute pour cette bêtise, mais que ça ne fait pas d'eux une mauvaise personne...
J'ai gardé pour moi ma réflexion philosophique sur la profondeur de la-dite bêtise...

 

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Et j'ai profité de cette mésaventure pour partager avec mon conjoint de ce genre de situation et remis pour un temps la ceinture de chasteté dont lui seul à la clef en réalisant le cataclysme que cela provoquerait s'il découvrait la teneur de mon autre vie. Pour qu'il l'accepte, il lui faudrait quelques heures sur le divan pour comprendre que non, ça ne m'empêche pas de l'aimer, que oui, je continuerai ma vie avec lui car c'est avec lui que j'ai choisit de la faire avec les hauts et les bas que cela implique. Et pour que la société évolue dans ce sens, elle devrait passer toute entière sur le divan...

Trop long, trop cher... Définitivement pas dans la nature humaine...

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25 septembre 2014

Ça ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est ce que je me suis dit hier

Non, non, non, je ne suis pas en train de plonger dans une profonde dépression (quoique... En claquant du Benabar dans le titre, je commence à me poser des questions...), mais il est vrai qu'en ce moment, on ne peut pas dire que ce soit l'inspiration qui m'etouffe.

J'hésite entre quelques articles de quelques précédentes et intéressantes rencontres, mais je me laisserais bien tenter par la rédaction d'une nouvelle érotique. L'idée prend forme doucement, j'ai peur seulement de tomber dans du chamallow-levy-arlequin... Donc, j'hésite, j'me tâte... J'serai pas contre un peu d'encouragement, en fait ;-)

I'll be back, Baby (attention, en arrivant à vous sortir des phrases cultes de Schwarzie, si j'en viens àl'intégrale de Jean-Claude Van Damme dans mon prochain article, je vous autorise à m'achever plutôt que de me laisser souffrir).

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31 juillet 2014

Révélation

Être étreinte de chaque côté.

Se laisser aller à ces bras et ces mains volontaires

Sentir le désir monter chez l'autre protagoniste

Se retourner et sentir la même chose

Les laisser porter leurs mains, leur lèvres, leur souffles sur chaque cm2 de sa peau, sur ou sous le tissus

Porter son attention sur soit, et gagner en lâcher-prise pour se centrer sur un plaisir multiplié par deux, quatre... A en devenir totalement exponentiel

Se trouver à genoux au milieu de ces deux hommes alanguis, les masturber en rythme, aller de l'un à l'autre, de plus savoir où donner de la tête, de plus chercher cela.

Savourer le moment, chaque instant, chaque sensation, chaque soupir, chaque halètement.

Monter en amazone pour partir vers une douce jouissance, le laisse vous présenter à l'autre complice qui vous préparera à une pénétration anale pour leur plus grand plaisir.

Sentir les va-et-vient, les soubresauts de chacun, les sentir atteindre leur points culminants et y arriver aussi non sans laisser échapper quelques des "cris de désirs".

Avoir envie de jouer un peu plus, pour goûter à tous nos désirs... Une autre fois, peut être...

Se dire que, effectivement, à trois, c'est mieux...

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